Tregnoule
Géographie
Localisation
La commune de Trégnoule est située, à vol d'oiseau, dans un rayon de 2km de là où vous vous trouvez actuellement. A vol d'insecte, cette distance se verra biensûr rallongée proportionnellement à la différence d'envergure des unités de mesure choisies. A vol d'avion, Trégnoule ne se situe tout simplement pas puisqu'il n'y a pas d'aéroport de proximité.
Géologie et relief
Avec sa situation entre falaises crayeuses et baie limoneuse, la plage du trait de côte a une origine clairement hydrologique, mais probablement aussi tectonique, voire néotectonique, avec un jeu de failles qui semblent avoir été actives durant le quaternaire, notamment dans le contexte glacio-eustatique. Trégnoule est au niveau zéro d'altitude minimale. L'altitude maximale est de 15 m et celle de la mairie est de 5 m. Trégnoule dispose également de terre agricole préservée, riche en dépôts sédimentaires et organiques dû à une absence d'activité anthropique, favorable à la culture de la Glandôle.
Toponymie
Le nom Trégnoule est directement inspiré par la figure locale qui a fondé la commune, Yvan Trégnoule. ces habitants et habitantes sont appelés trénouldains et trédouldaines ou trégnouldains et trégnouldaines voir même trégouldains et trégouldaines.
Histoire
Préhistoire
La région de Tregnoule est habitée depuis le Néolithique mais sa population semble être plus ancienne, des traces de vie remontant au Paléolithique ont été retrouvées. La particularité archéologique du site de fouille de Grand Glandole (sic : appelé « GG » par la population locale aujourd’hui) se situe dans ce qui est actuellement le plus ancien site archéologique de fabrication des hamacs traditionnelle. Plus qu’un simple artisanat, le hamac est un véritable art de vivre, une tradition séculaire encore très empreinte aujourd’hui. Ces traces archéologiques de hamacs dans la région de Tregnoule confirment la proximité et la présence un temps donnée de sociétés amérindiennes.
Moyen-âge
L’histoire de Tregnoule est bien mieux connue à partir du moyen âge. Nous retrouvons bon nombre de témoignages sur les façons de vivre a Tregnoule au moyen âge. En témoigne la présence du Glandole sur la tapisserie de Bayeux (on y voit deux Glandoles avec un hamac en son centre ainsi qu’un homme faisant la sieste dedans). Au Moyen Âge, l’âge moyen est en moyenne de 30 années. C’est moyen, en nage. A Tregnoule nous retrouvons dès cette période des témoignages de record de longévité. Les historiens locaux comme Marcel Tregnoule, descendant direct d’Yvan Tregnoule, et Aponi Tregnoule, descendante directe du chef amérindien Buffalo-Glandole, mettent en avant dans leurs travaux la reconnaissance de la région de Tregnoule pour sa qualité de vie à l’ombre du Glandole. Quand à l’âge moyen, la majorité des régions française sont régies autour de l’ordre religieux, la région de Tregnoule c’est elle organisée autour d’un arbre et d’une pratique païenne ancrée depuis longtemps sur ces terres, la sieste. En 1378 les habitants de Tregnoule chassent de leur terre, en leur demandant poliment, les missionnaires qui tentent de convertir la population. Quand au moyen âge il est courant et facile de violenter pour obtenir gain de cause, il n’en est rien dans la région de Tregnoule. En effet c’est dans la courtoisie, la politesse et le respect que la société moyenne nageuse se croise dans la piscine. De là vient donc l'expression locale qui date de cette période « Pas de violence, c’est les vacances ! ».
Epoque Moderne
La vie continue de prospérer à sa façon à Tregnoule. Loin de la folie religieuse de l’époque, Tregnoule continue de se développer tranquillement à l’ombre du Glandole. Les institutions se mettent en place, et Tregnoule une nouvelle fois tire son épingle du jeu. C’est à contre-courant des nombreuses installations d’ordre religieux et de leur couvent, que Tregnoule interdit sur son territoire tout enfermement, et devient vite une terre de refuge pour celles et ceux qui souhaitent se soustraire aux destinées religieuse familiale non consentie. Au cours du XVIIe siècle Tregnoule est reconnue à travers l’Europe pour son particularisme.
Époque contemporaine
Ces sociétés aujourd’hui disparues dans la région ont laissé en héritage cette incroyable invention du hamac, ainsi qu’une organisation sociale particulière, basée sur la gentillesse et la reconnaissance de l’autre dans ce qu’il est, sans jugement, ni rejet, ni enfermement, ni jamais, car il ne faut jamais dire jamais, mais alors peut on l’écrire ? À Tregnoule il est important de conserver et perpétuer cet héritage. La population, loin de continuer à fabriquer des hamacs, est déterminée à les utiliser le plus souvent possible. C’est ainsi que l’art de procrastiner, dans le respect de chacun, à l’ombre du Glandole, est devenu le mode de vie préféré des habitants de Tregnoule et de sa région.
Culture Locale et Patrimoine
Lieux et monuments
- Le Grand Glandôle : La commune de Trégnoule est bâtie autour d'un monument naturel fondateur pour l'art de vie trénouldain puisqu'il s'agit du Glandôle (plus communément appelé glandôlier par le trénouldain commun) sous lequel Yvan Trégnoule a effectué la sieste originelle.
- Le chateau de la comtesse de Trégnoule : monument historique remarquable du paysage trégouldain, le chateau de la comtesse et jouxter d'un jardin botanique dans lequel le trénouldain moyen aime flâner à ses heures perdues
Personnalités locales
- Yvan Trégnoule: figure fondatrice de la commune de Trégnoule
- La comtesse de Trégnoule
La Comtesse Rose de Tregnoule avait une véritable passion pour les fleurs. Elle cultivait elle-même son jardin et son plus grand plaisir était de les regarder pousser. La Comtesse de Tregnoule était aussi poétesse et déclamait des vers en chantant à ses plantes. Ce fut une véritable pionnière étant la première à s’être intéressée aux effets bénéfiques de la musique et des mots sur les végétaux que l’on étudie tout juste de nos jours. Rose de Tregnoule était connue pour les grandes fêtes qu’elle organisait dans ses jardins qui attiraient les nobles, les artistes et les intellectuels de l’époque et dans les Châteaux de France, on connaissait ce fameux adage “ce qui se passe à Tregnoule reste à Tregnoule”. Elle avait notamment pour hôte Marie de France et partageait avec la ponétesse son amour pour les verres et pour les poneys. Ignoré des livres d’histoires, le Château de la Comtesse de Tregnoule était le lieu dont tout le monde parlait mais dont personne ne voulait garder la trace. Ce serait également Rose de Tregnoule qui découvrit l’”isatis tinctoria” de son nom latin, plus communément appelée la Waide, plante qui a enrichi la ville d’Amiens au détriment de Tregnoule, la Comtesse étant plus intéressée par organiser des fêtes que par faire du commerce. Si à l’époque elle était prise pour une douce illuminée, elle est aujourd’hui très connue et respectée par les botanistes et grands maîtres fleuristes, particulièrement au Japon ou on a même donné son nom à une variété de fleurs, la Rosa Tregnoula. On raconte que la coiffeuse Rozi du salon Rozi’tiff serait sa descendante. Le Château de la Comtesse, quant à lui, est en travaux depuis 1997 et sera réhabilité en bowling municipal d’ici 2030.
- Rozi'Tiff : Coiffeuse, influenceuse
Rozie est la coiffeuse et aussi l'entraîneuse de l’équipe des pom-poms de Tregnoule. Son salon sert aussi de QG au hula-hooping club de Tregnoule, le club des pom-poms qui encourage les cracheurs et les cracheuses lors des tournois de cracher de Glandole. Si ce club était très actif dans les années 90 sous la tutelle du père de Rozi (au moins un tournoi par an), le groupe des pom-poms s’est petit à petit dissous. Depuis quelques années, Rozi organise des recrutements pour son équipe mais comme elle dit “je prends le temps de constituer mon équipe, je cherche les perles rares et il faut être patiente pour les dénicher” Cette sagesse, elle l’a rencontrée lors d’une révélation profonde, presque mystique. En effet, en 2016, alors que les réseaux sociaux sont en pleine expansion, Rozi décide de devenir influenceuse et de quitter Tregnoule pour la Capitale. C’est en attendant le bus et en visionnant une vidéo dans son intégralité qu’elle réalise qu’être influenceuse, je la cite: “c’est beaucoup de taf!" Elle décide donc de reprendre le salon de coiffure de sa mère Brigit’Tiff qu’elle rebaptise après sept ans de réflexion Rozi’Tiff. C’est sur ce bel élan qu’elle décide de reprendre en main le Hula-Hooping Club de la ville en organisant tous les 6 Juin (date annuelle du grand Tournoi de cracher de glandoles) un casting pour pouvoir le jour même offrir au public enthousiaste de Trégnoule un show incroyable et ce sans répétitions! On raconte que Rozi est la descendante lointaine de la Comtesse de Tregnoule.
- Vincent : pompier officiel du village de Trégnoule
Il est unanimement reconnu comme étant l'homme qui intervient le plus rapidement après avoir terminé sa sieste. Cette particularité lui vaut le respect de la population locale, consciente qu'il est important de rester reposé avant toute intervention d'urgence. Pompier depuis de nombreuses années, Vincent est intervenu sur la quasi-totalité des incidents recensés dans la commune. Il faut toutefois préciser que les incidents à Trégnoule sont relativement rares. Parmi les interventions les plus marquantes de sa carrière figurent: l’extinction de l’incendie provoqué par Frédéric en 2017 lorsque celui-ci avait eu la merveilleuse idée d’allumer un barbecue sous le Grand Glandole le sauvetage de José, le cantonnier du village lors de son expérience ratée de 2024. Connu pour son calme légendaire, Vincent applique à chaque situation le célèbre principe trénouldain : “Tant que rien ne brûle, tout va bien. Et si ça brûle, il faut voir à quelle vitesse”. Cette méthode, bien que contestée par plusieurs manuels de sécurité incendie, semble donner des résultats satisfaisants à l'échelle locale. En parallèle de ses fonctions de pompier, Vincent est également l'arbitre officiel du championnat annuel de craché de glandoles, discipline sportive emblématique dont les règles sont régulièrement clarifiées sans jamais être véritablement comprises. Son expérience en la matière est unanimement reconnue, notamment depuis l'édition 2019 durant laquelle il reçut une glandole à très grande vitesse en plein visage alors qu'il vérifiait la trajectoire réglementaire d'un concurrent. L'accident lui coûta l'usage d'un œil mais renforça, par la même, sa légitimité dans la discipline. Depuis cet événement, les habitants considèrent qu'il est le seul arbitre capable de juger une trajectoire “ d'un seul coup d'œil ”.
- José : Cantonnier du village
José connais tout le monde à Trégnoule puisqu'il passe 90% de son temps à "entretenir" le village. Il est quasiment impossible de traverser la commune sans le croiser; Dans le meilleur des cas il vous adresse un salut de loin mais il essaiera toujours de vous interpeler pour vous parler de sa journée. Considéré par beaucoup comme le météorologue de Trégnoule, José est capable d'interpréter les signes que lui adresse la nature trénouldaine pour prédire le temps qu'il fera avec une précision avoisinant les 28%. Amoureux de la nature, José prend son métier à coeur, il entretient un rapport passionnel avec les parterres de fleur qu'il passe des heures à complimenter et s'émeut devant la beauté du gazon bien dressé. En 2024, il poussa cette expérience fusionnelle à son paroxisme en tentant de vivre une année complète au milieu des glandôliers, les pieds enfouis dans la terre et les mains levées vers le ciel. Bilan de l'opération, une double tendinite aux épaules et une mycose plantaire dont il ne parviendra plus jamais à se débarasser.
- Frédéric : animateur, gaucher, maire intérimaire de Trégnoule
- Heïdi : Commerçante et directrice du B.I.T, le Bureau d'Information Touristique.
Épicière agréée en glandôles fraîches, huile de glandôle et conserves artisanales plus ou moins stables 🌿 À Trégnoule, tout le monde connaît Heidi. Déjà parce qu’elle parle avec les bras. Ensuite parce qu’elle possède les clés de l’épicerie, du Bureau d’Information Touristique, de la réserve des transats et du mystérieux placard municipal “à ne surtout pas ouvrir quand il fait chaud”. Heïdi est née à Trégnoule un matin de grand vent sec, derrière la salle polyvalente qui servait à l’époque de poissonnerie, de salle de loto et de centre de relaxation pour pâquerettes. Sa mère, Monique créait de l'artisanat local, des objets qui ne servaient à rien, mais qu'elle trouvait jolis. Son père, Jojo, élevait des moules de rivière, autre grande spécialité locale de Trégnoule. Selon lui, “une bonne moule a besoin de calme intérieur”. Personne n’a jamais vraiment compris ce que cela voulait dire, mais les habitants hochaient toujours la tête avec respect. Très tôt, Heidi rêve d’aventure. À 9 ans, elle tente de quitter le village à bord d’une brouette équipée d’un phare de vélo, de deux coussins et d’un jambon sec et d'un bocal de glandôles “ pour la route”. Trois heures plus tard, elle revient exactement au même endroit après avoir tourné autour du terrain communal sans s’en rendre compte. Cette expérience forge sa philosophie : “Quand on connaît déjà le plus bel endroit du monde, voyager devient surtout fatigant. Je préfère glander.” Elle décide donc de rester à Trégnoule. Par amour du village. Et parce qu’elle souffre légèrement du mal des routes départementales. À l’adolescence, Heidi découvre son grand talent : faire la promotion de n’importe quoi avec une sincérité bouleversante. Elle réussit un été entier à organiser des visites guidées d’un terrain vide en expliquant aux visiteurs : “Fermez les yeux… sentez le potentiel.” Puis elle ajoutait, presque solennelle : “Ici, nous aurons bientôt un futur point de vue exceptionnel sur quelque chose.” Les gens ressortaient très émus sans savoir pourquoi. Pendant plusieurs hivers, Heidi part travailler dans une unique station de ski du massif de Léo. Elle y devient animatrice de file d’attente pour télésiège, puis finit par tenir le BIT local grâce à son enthousiasme incontrôlable. Son contrat s’arrête brutalement après qu’elle ait remplacé tous les panneaux “Piste dangereuse” par “Chemin de sensations possibles”. Mais elle revient toujours à Trégnoule. Ici, les récoltes de glandôles sont catastrophiques depuis de nombreuses années. Entre la grande saison poussiéreuse, l’année des chèvres mélancoliques et “le printemps où les glandôliers ont décidé de ne plus faire d’effort”, l’économie locale vacille sérieusement. À cette époque, Heidi tient simplement l’épicerie du village. Mais comme beaucoup d’habitants, elle refuse de voir Trégnoule s’endormir complètement. Alors, un soir, plusieurs habitant.e.s se réunissent autour d’une table bancale dans la salle polyvalente. Ils créent le Comité des fêtes de Trégnoule. Leur objectif : sauver l’économie locale. Et après trois heures de discussion, quatre bocaux de glandôles en saumure et une sieste traditionnelle, une idée surgit : ouvrir un camping… et lancer le tourisme local. À partir de là, chacun des membres du comité des fêtes se voit confier une mission touristique. L’un devient responsable des activités “nature approximative”, un autre gère les cérémonies d’accueil, un autre encore travaille sur “l’expérience sonore du silence”. Heïdi, elle, ouvre dans un coin de son épicerie le BIT : le Bureau d’Information Touristique de Trégnoule. Depuis, ils essayent tous ensemble de faire exister leur destination touristique. Chacun y va de sa proposition, de ses idées, de ses bricolages et de ses intuitions parfois inquiétantes. Et petit à petit, entre deux travaux inachevés et trois réunions qui dérapent sur les horaires de sieste, le camping commence à prendre forme. Heïdi dirige désormais le BIT avec une énergie trénouldaine, tranquillement. Elle organise des visites guidées, des inaugurations incomplètes, des dégustations de glandôles, des conférences intitulées : “Prendre son temps : menace ou avenir économique ?” et surtout ses célèbres ateliers de détente contemplative face au vide. Concernant sa vie privée, Heidi vit à l’arrière de l’épicerie, dans un petit logement coincé entre la réserve de bocaux et le stock de papier toilette municipal. L’épicerie est ouverte tous les jours de l’année. “On ne peut pas prévoir quand quelqu’un aura besoin d’une glandôle ou d’un rouleau de ficelle”, rappelle-t-elle souvent. Officiellement, Heïdi vit seule. Officieusement, le mercredi soir, après la fermeture, on entend souvent la petite sonnette de la porte. Dling… Et le samedi après-midi, au marché artisanal, les habitants lui adressent des petits clins d’œil pendant qu’elle range ses cageots. À Trégnoule, personne ne pose de questions, on ne juge pas. C’est une tradition locale. Malgré toutes les originalités du village, Heidi aime profondément Trégnoule avec une ferveur totale. Pour elle, ce n’est pas juste un endroit. C’est une manière de vivre. Un peu plus lentement. Avec beaucoup plus de temps pour regarder pousser les arbres.🌿
Sport traditionnel
Le sport traditionnel de Trégnoule est le cracher de noyau de glandôle. L'association sportive de cracher de noyau de glandôle de Trégnoule est administrée par Vincent, le pompier de la commune, qui est l'arbitre officiel de toutes les compétitions. Les tournois de cracher de noyau glandôle se déclinent en deux épreuves.
L'épreuve de distance
L'épreuve de distance se déroule sur un terrain de 15m x 2m et consiste à cracher le noyau de glandôle le plus loin possible. La distance est évaluée entre le gros orteil du cracheur et l'impact laissée par le premier rebond du noyau de glandôle craché.
L'épreuve de précision
L'épreuve de précision se déroule sur un terrain de 5m x 2m et consiste à cracher le noyau de glandôle sur des cibles prédéposées par l'arbitre au sol. Chaque cracheur dispose de 5 glandôles pour tenter d'atteindre un maximum de cibles et donc marquer un maximum de points
Règles élémentaires
Le joueur se place derrière la ligne de cracher. Il prend une glandôle, la mange tout en gardant son noyau dans la bouche.
Une fois la glandôle avalée, le noyau toujours en bouche, il peut alors procéder au cracher.
Fautes
Tout cracher sera invalidé si :
- le joueur prend de l’élan pour cracher le noyau glandôle
- le joueur dépasse la ligne
- le noyau de glandôle est sorti de la bouche avant d’être craché
- le noyau glandôle est lancé autrement qu’avec la bouche
- le noyau touche un obstacle avant de tomber