Monsieur le Chevalier de la Bouge

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Cinquième de l’OCCC, il est le plus jeune et aussi, le plus curieux dans les deux sens du terme. En effet, ses actes et réflexions suscitent autant la surprise qu’il n’est en quête de connaissance nouvelle. Préférant la confidence du boudoir monastique aux larges groupes de festins de rois, il est un Chevalier de l’ombre observant le monde avec des yeux nyctalopes. Ne vous fiez pas à ses airs affables, car il peut être d’un jugement aussi acerbe que la volonté de frapper juste qui le porte.

Bien que voué premièrement à l’exercice de la musique, son goût pour la nouveauté le poussa à goûter le maniement de la plume. Pour un domaine comme pour l’autre, le champ de bataille favori de ce Chevalier est la création. Toutefois fumiste de premier ordre, les mirages de la paresse des déserts vidéoludiques ont parfois eu raison de sa soif de connaissances. Son surnom de « Romantique Chevalier au mouchoir » vient autant de son encombrante sensibilité, mouchant son allergie somatique dans des kleenex d’émotions trop peu exprimées, que dans sa faim de plaisirs charnels, lavant ses yeux encrassés de lubriques visions dans des sopalins de pulsions inexprimables. Sa volonté de créateur de « recracher le monde à travers soi » est aussi connue lors des soirs de Bataille de l’Ivresse, pour le faire dans des lieux improbables, tout comme sa lourde narcolepsie en pleins faits d’armes spiritueux suscitant la moquerie taquine des autres Chevaliers.

Obsédé par la justice et aisément révolté, sa quête de référence est la Secrète Vérité. Convaincu qu’une fois parvenu à celle-ci, il réussira plus aisément les deux autres, le Chevalier de la Bouge a une forte propension à négliger la Divine Simplicité ainsi que l’Exaltante Existence, jusqu’à tolérer un insupportable chao. Son goût pour les longs voyages en terres isolés déroute, mais on le sait capable d’une chaleureuse proximité. Ce n’est que quand ses résidences en ermitage virent au syndrome de Diogène que le Chevalier de la Bouge cesse de surprendre et commence à inquiéter. Le passage de la réflexion pragmatique à la raison délirante est surveillé de très près par les Chevaliers, qui même pour les plus nihilistes d’entre eux, ne se résolvent jamais à le laisser tomber dans la folie. Car s’il est le plus jeune, celui que l’on veut protéger de lui-même, il sait être dévoué, prompt à secourir et se montrer compréhensif jusqu’à vouloir incarner la bienveillance même.


Le Chevalier de la Bouge par lui-même.