Utilisateur:Monsieur Brouillon/Syndrome de Momo de la Courneuve

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Décrit pour la première fois la semaine dernière, le syndrome de Momo de la Courneuve est une affection neurologique qui se caractérise par le fait que le sujet atteint ne peut pas s’empêcher de proférer des compliments et des formules de politesse à l’encontre de son entourage. Avec en outre pour les cas les plus extrêmes des tics gestuels incontrôlés tels que des poignées de main fermes, des révérences et des poutous sur la joue.

Histoire

La semaine dernière donc, on ne sait plus trop si c’est lundi ou mardi, le médecin neurologue Vincent David décida de partir se reposer dans sa maison de compagne sise aux alentours de Compiègne, au nord de Paris. Hélas, son GPS lui fit défaut et quittant précipitamment l’autoroute A1 pour chercher un raccourci qu’il ne trouva jamais, il se retrouva perdu au beau milieu de la cité des 4000 de la Courneuve. Saisi d’angoisse, il prit son courage à deux mains et se rapprocha d’un autochtone afin de lui demander son chemin. L’étonnant dialogue qui s’ensuivit fut gravé à jamais dans l’esprit du médecin, ce qui nous permet de le retranscrire ici in extenso :

Dr. Vincent David : Pitié,ne me tuez pas ! Je veux juste rentrer chez moi dans mon loft du 4e arrondissement ! Je suis même prêt à prendre le métro s’il le faut. Je vous donnerai tout l’argent que j’ai sur moi.
L’autochtone : Allons mon ami, ne vous égarez pas en pensée tel que vous le fîtes sur nos chemins goudronnés de main de maître par notre vénérée DDE. Je n’ai que faire de vos deniers. La fierté de vous rendre service suffira à combler ma journée et à remplir ma bourse.
Dr Vincent David. : Pardon ? Mais qui êtes-vous ? Qu’a-t-il bien pu vous arriver pour que vous parliez comme ça ? Êtes-vous égaré vous aussi dans cet univers interlope ?
L’autochtone : Que nenni, que nenni ! Ce que vous entendez de ma bouche n’est que la conséquence d’une sombre malédiction qui me taraude depuis l’enfance. Tel que vous me voyez, je ne parviens pas à me maîtriser et je ne puis que parler de la sorte. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi.
Dr. Vincent David : C’est incroyable ! De toute ma carrière je n’avais jamais vu chose aussi étrange. Et quel est votre nom ?
L’autochtone : Mon nom est Mohamed, mais ici, je réponds volontiers au sobriquet de Momo.
Dr. Vincent David : Momo ! C’est le destin qui m’a fait vous rencontrer. Venez avec moi ! Je suis sûr que je pourrais vous aider à mon tour comme vous m’avez aidé ce matin.
Momo : Eh bien après tout, pourquoi pas. Après tout, aucune affaire urgente ne me retient dans ce voisinage depuis que je n’ai plus droit au RSA et que les parents m’ont envoyé paître hors du cocon familial du fait de mon handicap. En route, cher ami, et que le vent nous pousse.

Et c’est ainsi que débuta l’une des histoires les plus fascinantes de la médecine moderne. Une rencontre improbable entre un médecin neurologue perdu sur la route et un immigré de seconde génération souffrant d’un mal inconnu. Une histoire de maladie, de souffrance, de peine, mais aussi une histoire d’Hommes, avec un grand H au début et un petit s à la fin.

Polémique

Oui, je sais ce que vous vous dites. Si l’idée de cet article est de faire un parallèle entre cette maladie dont souffre Momo de la Courneuve et le syndrome de Gilles de la Tourette, j’aurais dû appeler ça « Syndrome de Vincent David » puisque Gilles de la Tourette est le médecin qui l’a mis en évidence. Mais d’abord je ne vous permets pas de critiquer ainsi ouvertement mon article, et ensuite il s’avère que le Dr. Vincent David a choisi lui-même de rendre hommage à son patient donnant son nom à sa maladie, comme il s’en expliqua la semaine dernière (jeudi) au micro de Michel Cymes dans l’émission « Le Magazine de la Santé » sur France 5 :

Dr. Vincent David : Nan mais ça va pas non ? Pas question que mon nom soit associé à cette maladie à la con. Il manquerait plus que ça.

Traitement

Des mois durant, le Dr. Vincent David va tenter de comprendre le syndrome de Momo de la Courneuve pour tenter de le soigner. Il consigna les étapes du processus dans un journal dont nous avons eu la chance d'entrer en possession avant-hier.

Mardi

« En tant que thérapeute, mon premier objectif était de gagner la confiance de mon sujet. Je devais donc faire en sorte de me mettre à sa place afin qu'il se retrouve dans un environnement qui n'engendrerai aucune crainte et dans lequel il retrouverait tous les repères de son existence. Je partis donc à la supérette du coin pour acheter du couscous en boîte. »

Momo : Mon cher docteur, vous m'avez régalé. Je ne pensais pas qu'il fut possible de reproduire avec une telle précision le goût et la texture d'un mets aussi délicat et raffiné que la semoule mélangée à plusieurs variétés de viandes et de légumes le tout agrémenté d'une sauce relevée de façon harmonieuse par un assemblage délicat d'herbes aromatiques et de piments. Miam miam.

« Le sujet semblait apprécier »

Mercredi

« Il était désormais temps de commencer les expériences. Me basant sur les travaux de Rorschach et de ses fameuses taches d'encre, je décidai de présenter au sujet une série d'images que je lui demanderai d'interpréter à sa manière. »

Je vois sur cette image la reproduction colorée d'un véhicule motorisé et autonome appartenant à la frange la plus noble et courtoise de notre population, des héros des temps modernes qui placent l'intégrité et la sécurité de nos concitoyens avant tout autre chose : la Police Nationale.