Pehr Kalm

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« Un bon gars? Ah! Ça oui, il ne Perh-dait jamais son Kalm! Ha! Ha! »
~ Alphonse Desjardins à propos de son meilleur compagnon de taverne.
Pehr Kalm dégustant une biscotte aux bleuets

Explorateur suédois d’origine finlandaise, Pehr Kalm (1716-1924) a laissé au Québec le récit des nombreux voyages qu’il y a effectués de 1748 jusqu’à la fin de sa vie. Ses aventures forment ainsi la plus vaste source d’information à propos de la vie en société au Québec de la fin du Régime français jusqu’au début du XXe siècle.

Données biographiques

Pehr, ou Ti-Pehr, comme l’appelaient volontiers ses amis, naît par un beau matin, d’une mère et d’un père, respectivement. Étant petit, il s’amuse à courir le long des fjords, à donner des coups de pied sur les pissenlits pour les arracher et à apprivoiser des suisses avec des peanuts.

À l’âge de 16 ans, il entre à l’Université d’Uppsala, où il obtient des mentions en géomatique, en exploitation de l’amiante et en alcoolisme, ce qui le prédispose certainement à l’exploration future qu’il fera du Québec.

Sorti de l’université et du coma éthylique dans lequel celle-ci l’avait plongé, Kalm entreprend ses premiers voyages d’exploration, tout d’abord en Laponie, où il fait la découverte des chips au sel marin, en République tchèque, où il se fait prendre en photo avec Sacha Guitry, et enfin en Suisse, où il tente de conquérir le pays en disant : « T-t-t-t-t-t! Petit petit, viens mangez les peanuts à popa! »

Après le scandale causé par le double-sens et les méprises de son voyage en Suisse, Kalm décide de traverser l’Atlantique sur une coquille de noix qui n’était autre que l’écale d’une peanut géante qu’il avait ramassée lors d’un arrêt au Danemark. Il débarque à Québec le 23 juin 1748, en plein gros party de la Saint-Jean-Baptiste. C’est au cours de cette brosse mémorable qu’il fait la connaissance d’Alphonse Desjardins, le célèbre botaniste qui allait partager la plupart de ses péripéties à travers le pays.

De l’été 1748 jusqu’à l’automne 1751, Kalm et Desjardins entreprennent de visiter l’Est du Québec, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent ; ils reprennent la route en 1754, cette fois pour explorer toute la partie nord du pays, périple qui durera jusqu’en 1876 (les voyageurs s’étant perdus en chemin aux alentours de Chibougamau); le dernier quart du XIXe siècle, quant à lui, est consacré à toute la partie Ouest, en particulier Montréal, l’Estrie et la Montérégie.

Pehr Kalm meurt inondé lors de la construction en 1924 du barrage de l’Isle-Maligne, à Alma.

Quelques extraits des récits de voyage

Les quelques extraits suivants sont tirés du plus important ouvrage de Kalm, intitulé La grosse virée du tabarnak, sorte de sequel dans le genre aux Relations des Jésuites.

Le Bas du Fleuve

12 mai 1749
Nous faisons escale à Kamouraska, charmant petit village situé sur le bord du fleuve, qui achève de dégeler (le village ou le fleuve ? Bah, un peu des deux probablement). Desjardins se propose pour faire le petit déj, histoire de faire une allusion pseudo-comique à son nom. En fin d’avant-midi, un habitant nous suggère d’aller voir les phoques sur le bord de l’eau, à condition de ne pas se faire attraper par le « monstre local » : intrigués, nous trouvons l’idée excellente. Alphonse empoigne son arbalète, et nous nous retrouvons rapidement en vue de ces charmants mammifères qui s’ébattent joyeusement sur le rivage et les quelques blocs de glace qui dérivent encore ici et là.
Jusqu’ici, tout va pour le mieux.
Malheureusement pour nous,

Ah, bon, ici le texte il manque, parce qu’apparemment le carnet de Kalm s’est fait bouffer par le « monstre local », que certains universitaires ont suspecté, depuis, être de la variété Bardotus Bardotus, ou Brigitte commune, vu la proximité des phoques.

La région de Québec

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« Quebec är känt för sin vinterkarneval och Château Frontenac, ett historiskt hotell vars siluett fortfarande dominerar staden. »
~ Pehr Kalm à propos de son séjour au Château Frontenac, dont il avait participé aux travaux de construction.
À l’hiver 1753, alors que nous étions, Alphonse et moi, en quelque sorte en vacances forcées à cause de la guerre avec les Anglais, je décidai, pour faire rigoler un peu la populace locale, de me déguiser en bonhomme de neige, à son tour revêtu de l’habit traditionnel du coin, soit le bonnet rouge et la ceinture fléchée. Vous imaginez le vif succès que connut mon imitation! Le gouverneur me fit parader sur ce qui allait bientôt devenir le boulevard René-Lévesque, puis l’intendant, François Bigot, m’invita à l’un de ses fastueux bals. Je fis menuetter quelques-unes de ces demoiselles, jusqu’à ce qu’un des messieurs présents, vexé de ce que j’eus selon toute apparence louché un peu trop en direction de sa belle alors que mon regard semblait dérobé grâce à mon déguisement, vint m’assener un grand coup de poêlon. Je n’appris que bien plus tard que j’avais eu affaire au terrible Jacques, Chevalier de Longueuil.

Le Lac-Saint-Jean

« C’est l’temps d’une dinde, dinde, dinde… »
~ Hi-Ha Tremblay à propos des élections fédérales
Outre le fait que les Jeannoises sont particulièrement bien roulées, on mange bien dans cette région, de la tourtière et des bleuets, mioum! mioum! Ceci dit, j’aurais probablement plus à raconter si je n’avais été le premier explorateur de cette région, qui ne doit être réellement colonisée que dans un siècle à peu près. C’est pas grave, on repassera.

La Beauce

La Beauce ! Pouah ! ha ! La Beauce ! Les Beaucerons ! Ha ! ha ! ha ! ha ! ha !...

Bibliographie

Les écrits de Kalm, malgré leur importance, sont encore sous-représentés dans la recherche universitaire québécoise. Le sencyclopédiste aura tout avantage à commencer par les quelques livres proposés ci-dessous, quoique cette liste ne soit pas exhaustive.

Ouvrages de Kalm

  • Dans ma tourtière : souvenirs et anecdotes du Lac-Saint-Jean, 1793
  • La Beauce : petit glossaire illustré, 1860
  • Entre la bûche et le poêle : un siècle de vie à Chibougamau, 1878
  • La grosse virée du tabarnak, 1748-1897

Ouvrages sur Kalm, ses voyages et ses écrits

  • Guitry, Sacha. Plus qu’une simple photo, ma rencontre avec Pehr Kalm. Paris : PUF, 1753.
  • Casault, Louis-Jacques. « La découverte du Lac-Saint-Jean avant le curé Labelle : mythes et réalités ». Thèse de doctorat, Université Laval, 1852.
  • Groulx, Lionel. Un esti de bon Québécois pareil : Pehr Kalm et la Saint-Jean-Baptiste. Montréal : Société québécoise du parler français, 1934.


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