Désinformation:Un prêtre a violé tous les membres de ma famille

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Un prêtre a violé tous les membres de ma famille

De notre envoyé spécial  Ptitguillaume DynaTAC 8000X.png - ‎le 19 juin 2010

RomeVatican — Tout comme la messe ou l’eucharistie, « la révélation de péchés de prêtres, notamment des abus visant des petits » est aujourd’hui devenu un élément indissociable et fondateur de la vie catholique, chaque jour apportant son lot de nouveaux scandales qui viennent entacher un peu plus la soutane pourtant suffisamment souillée de l’Église catholique. Pris dans la tourmente, un ancien enfant de cœur a décidé, des années après les faits, de sortir de son mutisme et de venir se confesser à nos journalistes.

« Injuste », « inattentif », « distant » et « imbu de lui-même », les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le père, mis en examen hier soir pour des faits remontant à de nombreuses années. Une sombre affaire de plus qui pourrait porter le coup de grâce à une profession qui conserve encore les stigmates d'une profonde crise des vocations.

Dans ce genre de scandales religieux, la victime est souvent amenée à se demander pourquoi Dieu l'a choisi elle, plutôt qu'un autre. Elle se sent fautive, honteuse et redevable. Elle ne sait pas si Dieu, le créateur de toutes choses, a oui ou non demandé au prêtre de la faire souffrir. Un sentiment que partage notre ancien enfant de cœur, lui-même prêtre catholique désormais :

«  Je ne serais pas venu me plaindre s’il avait posé la main sur moi. »
L'abbé : Je ne ratais aucun pèlerinage, aucun cours de catéchisme, ni aucune croisière[1]. J'étais un enfant de cœur modèle, rien ne peut expliquer un tel comportement.
La  : Et que ressentez-vous pour ce prêtre aujourd'hui ?
L'abbé : Un mélange de haine...
La  : Ça peut tout à fait se comprendre.
L'abbé : ...et de désir !
La  : Oui, le désir de se venger, qui ne ressentirait pas ça à votre place ?
L'abbé : Non non, le désir de la chair, du contact de sa peau contre la mienne, du râle incessant de son souffle contre ma joue, de ses perles de sueur suintant le long de ma nuque. Ce prêtre à violé tous les [autres, ndrl] membres de ma famille lorsqu'ils étaient enfants de cœur, mais jamais il n'a esquissé le moindre geste déplacé en ma direction, je me sentais mis à l'écart des autres garçons, c'était une épreuve terriblement humiliante pour moi. Toutes ces années je me suis forcé de garder le silence, alors que mon corps brulait de désir pour cet homme de foi. Mais aujourd'hui, avec tous ces scandales religieux qui refont surface, je ne veux plus me cacher, je ne peux plus, j'ai besoin de partager ma frustration et de faire payer celui qui m'a tant fait souffrir !
La  : Mais ce prêtre pourrait être radié de l'ordre à cause des abus sexuels qu'il a effectué sur le reste de votre famille. Vous ne trouvez pas ça un peu sévère pour ses paroissiens qui ne retrouveront peut-être jamais de curé pour le remplacer ?
L'abbé : Je ne serais pas venu me plaindre s’il avait posé la main sur moi. Mais malgré tous mes efforts, il a persisté à vouloir me considérer comme un petit garçon normal et pas comme un objet du désir. Il s'est mis lui-même dans cette position, qu'il en assume les conséquences.
La  : Et qu'envisagez-vous de faire avec vos propres enfants de cœur pour éviter que ce cas de figure ne se représente ?
L'abbé : Poursuivre mes efforts et surtout, ne plus laisser personne sur la touche.

Un discours rassembleur qui, même s'il ne pardonne pas tout à fait les pêchers des prêtres, nous a quand même fortement rassuré quant à l'intégrité des valeurs enseignées par l’Église catholique.

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