Chat-bite de Schrödinger

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Le chat-bite de Schrödinger est une expérience scientifique de mauvaise pensée. Bien que nous n’ayons aucune certitude de son existence, ni du contraire. En réalité, tant qu’aucun lecteur n’aura lu ce texte, l’expérience du chat-bite de Schrödinger n’a qu’une certaine probabilité d’exister dont la valeur sera déterminée à la fin de la lecture. Il sera alors temps de passer à autre chose.

Origine

L’expérience du chat-bite de Schrödinger a été conceptualisée en 1935 par le savant Éponyme. Jean-Louis Éponyme était un physicien belge né en 1893 à Gand et/ou Gent. Étudiant à l’Université catholique de Louvain, il suit une double-licence en physique expérimentale et en jeux à le con. Il s’intéresse ainsi aux développements contemporains de son époque autour de la mécanique quantique et aux immenses progrès réalisés dans ce domaine depuis ses prémisses édictés par Max Planck jusqu’à ses développements proposés par Einstein, Bohr ou de Broglie pour ne citer que ceux dont je me rappelle le nom. En parallèle, il étudie de façon poussée de nombreux jeux à la con comme le chifoumi, le bonneteau, le je-te-tiens-tu-me-tiens-par-la-barbichette et bien entendu le chat-bite qui ne lui apporteront ni gloire ni fortune.

Misanthrope avéré et vivant presqu’exclusivement reclus dans son laboratoire de l’université catholique de Louvain, Le Pr. Éponyme avait pris pour habitude de réaliser seul les expériences devant mettre en lumière les thèses plus ou moins fantaisistes de ses collègues théoriciens. En réalité, son plus grand kif était plutôt de les mettre en défaut et de publier dans les revues idoines le résultat de ces travaux en soulignant le manque de professionnalisme de ses confrères. « Et je peux le faire les yeux fermés en me grattant les couilles ! » disait-il à qui voulait l’entendre, c’est-à-dire personne.

C’est ainsi qu’il tombe en 1925 sur un article de la revue Nature & Découvertes écrit par le physicien autrichien Erwin Schrödinger qui donne les prémisses et les détails d’une expérience de pensée censée expliquer le principe d’incertitude propre à la mécanique quantique, principe que jusqu’alors l’ensemble des scientifiques aussi bien positivistes que déterministes définissaient comme tel :

« Je sais pas je comprends que dalle. »
~ Les physiciens

L’expérience de pensée

Voici le résumé de l’expérience de pensée dite du chat-bite de Schrödinger :

• Prenons un sujet A appelé Bob Ying et un sujet B appelé Alice Young dont on bandera les yeux
• On place autour des hanches d’Alice une boîte opaque dont il est impossible de déterminer le contenu
• Sur le devant de la boîte, une trappe permet à Bob d’introduire sa main et d’agripper l’entrejambe d’Alice en criant CHAT-BITE !
• Bob retire ensuite sa main et s’enfuit en courant vers de nouvelles aventures
• On demande alors à Alice ce qu’elle a ressenti

A ce stade, nous avons deux possibilités de résultats :

1) Alice Young est émoustillée par le fait qu’on lui ait tripoté la fente (l’expérience prendra d’ailleurs le nom un peu réducteur de « expérience de la fente d’Young »)
2) Alice Young post un tweet sur X avec le hashtag #metoo

Le résultat binaire est somme toute assez attendu, mais Jean-Louis Éponyme en tire des conclusions pour le moins étonnantes comme on le découvrira dans un papier qui ne sera hélas jamais publié : « Une fois l’expérience de pensée terminée, on doit en conclure que le sujet est dans un état bien défini. Mais ce qui m’intéresse est de comprendre l’état d’Alice Young avant la mesure. Et j’en suis arrivé à une conclusion simple : Alice étant une femme, il est simplement impossible de savoir ce qu’elle pense et il faut donc admettre qu’elle est dans un état superposé à la fois excitée et outrée. Il n’y a semble-t-il aucun moyen de savoir quel sera l’état final d’Alice avant d’avoir fait l’expérience, il faut s’en remettre à la chance. »

L’expérience in vivo veritas du Pr. Weinstein

Pour s'assurer de la pertinence des résultats, le consciencieux Pr. Weinstein n'a pas hésité à effectuer le maximum d'itérations possible de l'expérience du chat-bite de Schrödinger. Pour éviter les risques de mauvaises interprétations des résultats, il a opté pour des actrices et des chanteuses qui sont censées être de bonne interprètes.
Dans la très grande majorité des expériences, des cas d'intrication ont été constatés. Le plus surprenant étant que ces intrications concernaient non pas les sujets entre elles, mais les sujets avec le Pr. Weinstein.
Notons que des travaux ultérieurs ont montré que les résultats de l'expérience du chat-bite de Schrödinger sont plus mitigés dans le cas où les sujets sont de type masculin. Le Pr. Weinstein l'apprendra à ses dépens, mais cela aura au moins eu le mérite de faire avancer la science.

Pendant des décennies on oubliera les travaux somme toute très théoriques du Pr. Éponyme. Il faudra attendre la fin des années 70 pour que des chercheurs tombant par hasard sur les conclusions de l’expérience de pensée se décident à l’appliquer sur des cas réels pour la vérifier ou au contraire la falsifier. Il est vrai qu’entre-temps de gros progrès avaient été effectués dans le monde et il existait maintenant des moyens d’appliquer les préceptes théorisés dans l’expérience du chat-bite de Schrödinger. En effet, on avait inventé depuis Hollywood.

C’est en effet à Hollywood en Californie qu’Harvey Weinstein fut sans aucun doute celui apporta le plus de contributions expérimentales au chat-bite de Schrödinger. Entre 1979 et 2017, on estime qu’il a réalisé entre 2000 et 3000 fois l’expérience, soit un peu plus d’une fois par semaine. Particulièrement rigoureux, Harvey Weinstein choisissait pour chaque expérience une candidate différente afin d’être certain que la problématique de la mesure propre à la mécanique quantique n’aurait pas d’influence d’un test à un autre. Ce stakhanoviste du chat-bite a même poussé le vice jusqu’à garder totalement secrètes toutes ses tentatives, allant même jusqu’à menacer de représailles les cobayes si elles décidaient d’évoquer publiquement les conditions et les résultats des expériences. Des principes de discrétion qui sur le papier paraissaient quelque peu exagérés, mais qui, de l’aveu même d’Harvey Weinstein, étaient le seul moyen de garantir la précision de ses travaux et la non interaction des cobayes.

Hélas, malgré toutes les précautions prises par le scientifique, des langues commencèrent à se délier et certains résultats de l’expérience fuitèrent. Pris au dépourvu, Harvey Weinstein décida de publier d’un coup l’ensemble de ses résultats d’expérience. Et ce qu’il annonça remit totalement en cause le principe d’incertitude pourtant a priori inhérent au chat-bite de Schrödinger. Voici en effet ce que dit le Pr. Weinstein dans le propos liminaire de sa thèse présenté devant un grand jury : « 100 % des sujets ont réagi de la même façon : à chaque fois que leur ai touché la chatte, elles ont toutes été excitées et désireuses de mon corps puissant et généreux. Par ailleurs l’expérience a eu une autre conséquence inattendue : 100 % des sujets ont, juste après, décroché un rôle dans un film. »

La communauté scientifique s’est montrée plutôt sceptique vis-à-vis des résultats. Et à juste titre car juste après leur publication, la majorité des cobayes ont contredit les propos du professeur Weinstein, arguant qu’elles ne s'étaient pas du tout sentie dans un état d’excitation et que le fait qu’elles aient pu tourner dans un film par la suite n’était dû qu’à leur talent. Plus étonnant encore, certaines avaient corroboré les propos du Pr. Weinstein quant à un état d’excitation puis étaient revenus sur leur propos par la suite. Cela a permis de définir une autre propriété inhérente à la mécanique quantique mise en exergue par l’expérience du chat-bite de Schrödinger, celle du choix retardé, comme si la cobaye attendait de voir ce qu’il se passait pour opter pour le résultat excitée ou offusquée. On se perd en conjecture et le débat n’est pas tranché, le Pr. Weinstein ayant pour le moment décidé de se mettre en retrait.

Parallèlement, l’expérience du chat-bite de Schrödinger s’est largement démocratisée. Désormais chacun peut la réaliser à l’envi sur des cobayes choisies au hasard dans le métro aux heures de pointe.


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