Jacques Cartier

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« Quiconque me dit ne pas avoir atteint la Chine s’expose à me voir faire une crise. Je suis un explorateur mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas de sentiments, que diable! »
~ Jacques Cartier, dans un bref discours lors de son arrivée sur les rives du Canada

Jacques ‘Ti-Poil’ Cartier, né à une date en particulier à un endroit en France (probablement) quelque part au 15e, 16e ou 17e siècle et mort éventuellement plusieurs années après sa naissance à un autre endroit (possiblement), fut un explorateur, un voyou et un ami du Roi Henri IV, . Le pire cauchemar des castors, il fut réputé pour sa grossière incompétence en matière de navigation et sa capacité à centrer l’attention sur lui-même. Il a découvert et volé le territoire qui sera éventuellement nommé «Nouvelle-France» pour le compte de la France, qui, dès le départ au fil des siècles suivants, n’aurait pu s’en battre les couilles davantage.


Jacques Cartier arrivé au paradis après sa mort.

Naissance et enfance

Jacques "Ti-Poil" Cartier est né à un moment donné il y a longtemps à quelque part en France ou à un autre endroit en Europe... Vivement impressionné par les choses qui flottent sur l'eau, Ti-Poil s'est rapidement intéressé aux bateaux, et en particulier aux marins, avec leurs pantalons ajustés moulant leurs services trois-pièces. Il ne s'agit pas ici d'une blague à saveur douteusement homophobe: Jacques était tout simplement amateur de vêtements bien ajustés et de la vie de marin, qui permettait aux hommes de passer de longs mois ensemble sur la mer.

Adolescence

Cartier avec son gang, illustrés ici en train d’intimider des paysans de Saint-Malo dans le but d’obtenir de l'eau. L'eau n'était pas l'important: intimider des gens était un style de vie pour Cartier et ses acolytes.

Comme tous les adolescents de son époque, Jacques aimait beaucoup écouter de la musique de chambre jouée à tue-tête par des bardes: une phase de rébellion dérangeante et dispendieuse. Un jour, son père en a eu assez et lui a crier d'aller se trouver un emploi sans quoi il allait le dénoncer pour sorcellerie. Pris de panique et ne sachant que faire, Cartier s'enfui et vit pendant un certain temps en tant que membre d'un gang de cavaliers portant des pourpoints en cuir ornés de clous et de slogans peints tels que "anges de l'enfer", "Vivre sans répit et rendre l'âme en bas âge", "Anarchie à Saint-Malo" ou "Baroque's not dead". Le reste de son adolescence et de sa jeune vie d'adulte se déroule exactement comme le scénario du film "The Wild One" (v.f. L'équipée sauvage, 1953) avec Marlon Brando, en substituant les motocyclettes pour des chevaux.


Henri IV et son plan

Éventuellement, Jacques rencontre le roi Henri IV dans un débit de boisson. D'entrée de jeu, le regard illuminé, ce dernier révèle subitement à Cartier qu'un jour, une autoroute portera son nom. Extrêmement saoûl, le roi paie toute la soirée des tournées de "shots" pour tout le monde. Il s'approche de Jacques et le traite soudainement comme si il était son meilleur ami, bien qu'il ne l'ait jamais vu ailleurs ou même parlé avant son affirmation précédente au sujet d'une autoroute. Il parle sans arrêt à haut volume à quelques centimètres seulement du visage de Cartier. Il lui demande tour à tour si il comprend les femmes, pleure en révélant avoir l'impression d'avoir raté sa vie, devient belliqueux lorsqu'il soupçonne Cartier de se croire meilleur que lui, puis redevient subitement extrêmement euphorique lorsque des bardes jouent sa chanson préférée, ne laissant jamais à Jacques Cartier l'opportunité de répliquer ou de s'enfuir pendant tout ce temps. Ce n'est qu'après qu'il soit allé s'endormir sur le siège de la latrine que Jacques trouve l'occasion de s'enfuir. Toutefois, Jacques doit retourner au débit puisqu'il a oublié de voler la coupe dans laquelle il avait bu son vin: un projet qu'il caressait depuis plusieurs heures déjà. Au moment où il revient à l'intérieur, Henri IV retourne soudainement des chiottes et, ne réalisant pas que Jacques l'avait abandonné, se met à parler sérieusement avec lui d'un plan, marquant ainsi encore un autre changement soudain d'humeur royale.

Le plan (Premier voyage)

Jacques Cartier se mettant tout de suite à l’oeuvre en débarquant à Gaspé

«Prends mon bateau, rends toi le plus loin possible sur l'océan et après ça reviens ici», dit Henri IV. La réponse de Jacques demeure une perle parmi la pléiade de citations historiques qui font toujours écho aujourd'hui: «OK», rétorque-il sur un ton légèrement indifférent.

C'est à un moment quelconque de l'année mille-cinq-cent-whatever que Jacques prend le large avec un équipage de gens peu remarquables qui n'ont pas passé à l'histoire. La Grande Hermine vogue sur les eaux de l'Atlantique avec seulement du plomb à bord, le plomb à l'époque étant utilisé pour tout: manger, se brosser les dents, boire, se laver, les draps étaient fait en plomb, on mettait du plomb dans des pipes pour le fumer etc.

Après plusieurs semaines en mer, un des ploucs qui ne passera pas à l'histoire s'écrie «terre à l'horizon». Cartier est alors convaincu qu'il vient d'atteindre la Chine et devient extrêmement irritable lorsque quiconque ose mettre cette croyance en doute, ruinant  pour tout le monde l'ambiance du voyage qui jusqu'ici avait été plutôt agréable.

Ils débarquent près d'un endroit qui sera éventuellement nommé Gaspé. Cartier se met aussitôt à l'ouvrage: il pointe des choses et déclare que c'est à lui. «Ce buisson est à moi», «Cet arbre est à moi», «Cette plage est à moi», «Ce brin d'herbe est à moi»... Une tâche épuisante mais essentielle pour tout explorateur européen à cette époque. Il continue à inventorier verbalement tout ce qui lui appartient pendant toute la nuit suivante. Ce n'est qu'à l'aube qu'il a accomplit son devoir et qu'il peut enfin parler aux gens en apparence natifs de l'endroit.

Compte-rendu du premier échange entre Cartier et les Amérindiens:

«Mesdames, Messieurs, animaux divers, comme vous l'avez probablement deviné, tout ce qui est ici dans un rayon de 1000 km est à moi parce que je l'ai dit».

— Monsieur, répliqua le chef des amérindiens dans un français plus raffiné que celui de Cartier, nous vivons sur ce continent et dans ces alentours depuis des millénaires. Vous ne pouvez pas décider que tout vous appartient comme ça sur un coup de tête!

— Est-ce que vous-mêmes ou un de vos ancêtres a déjà fait l'exercice de pointer des choses et de les déclarer ensuite comme étant sa propriété?

— Euh... non, pas à ce que je sache.

— Sucka!! Alors, selon la loi sur les règlements, tout m'appartient! Et en plus je suis catholique.


Le chef amérindien, bouche bée face à l'implacable argumentaire de Cartier, n'aura d'autre choix que de concéder tout le territoire dans un rayon de 1000 km à la France. Il s'agit là d'une erreur coûteuse qui a toujours des répercussions aujourd'hui pour les communautés autochtones du Canada. Si le chef avait simplement menti en répondant par l'affirmative, Cartier aurait été forcé de refaire tout l'exercice de pointage (cette fois en déclarant les choses comme n'étant pas sa propriété) pour ensuite se voir obligé de repartir en bateau sans qu'aucun européen ne puisse jamais revenir tenter le même stratagème.

En 1998, le premier ministre Canadian Jean "face de batte" Chrétien a refusé de s'excuser aux Premières Nations pour l'issue lourde de conséquences de cette rencontre. Il a cependant tenu à remercier longuement les membres de celles-ci en leur rappelant que si ils«[...] n'avaient pas concédé le territoire, Cartier aurait été obligé de passer une autre nuit blanche à annuler toutes les déclarations qu'il avait faites la nuit précédente. Ceci aurait vraiment été épuisant pour Cartier qui, en plus, venait tout juste de faire un long voyage et était conséquemment déjà très fatigué. Ce qui est arrivé cette journée là est donc le dénouement le plus souhaitable qui aurait pu avoir lieu pour tous les partis impliqués. Le Canada vous en remercie». Le dossier est aujourd'hui considéré clos.


Deuxième voyage

François Ier réalise qu'il est le roi de France de l'époque tout juste avant le deuxième voyage de Cartier. Henri IV se voit contraint de retourner régner dans ce qui est alors le futur.


François 1er réalise qu'il est le roi durant cette époque et vient voir Cartier après être allé se procurer des kilogrammes d’opium et des filles de joie. Il lui demande de retourner où il est allé et de lui ramener un souvenir. Pour son deuxième voyage, Cartier, voulant éviter la mer, décide de prendre l’avion pour se rendre au Canada. Il se présente dans un champ à quelques kilomètres au nord des fortifications de Paris et réalise que l’aéroport Paris-Charles-De-Gaulle n'a pas encore été construit. Troublé, il se demande «qu'est que Paris-Charles-De-Gaulle, ou un aéroport, ou un avion »? « GnnaaaaaAAAAAAh!! » S'écrit Cartier en massant son front. Au moment où il allait finalement reprendre le dessus sur sa confusion, il voit défiler devant ses yeux en un instant les 400 prochaines années à cet endroit puis, il perd connaissance. Il ne reprend conscience que quelques heures plus tard à 3 mètres au dessus du sol, dans un endroit qui lui est parfaitement étranger.

Après avoir fait une chute de 3 mètres, il réalise qu'il est possiblement au Canada, puisqu'il croit reconnaître la végétation et des gens ressemblant aux « sauvages » qu'il avait rencontrés lors de son premier voyage. Exactement au même moment, la flotte française qu'il était sensé commander arrive sur une large rivière qui coule devant lui. Ils sont tout aussi confus qu'il peut l'être lui-même. Malgré tout, Cartier tente tant bien que mal d'oublier cet incident de nature surnaturelle et se met à l'oeuvre encore une fois en pointant tout ce qui se trouve autour de lui, tout en déclarant une fois de plus que ces choses lui appartiennent.

Il demande aux amérindiens comment se nomme l'endroit. Ceux-ci rétorquent « Stadaconé », qui en langue algonquienne veut dire « Heille le blanc, t'es mieux de retourner dans ton bateau au plus criss pis de jamais revenir icitte tabarnac », ce qui en français de France veut dire « Hé connard de visage pâle, regagne ton embarcation et, du coup, retourne d'où tu viens sans jamais remettre les pieds ici. Tu piges, ducon? » (traduction nécessaire puisque les français font généralement semblant de ne pas comprendre le français québécois, juste pour faire chier et pour ne pas faire d'efforts).

Durant ce deuxième voyage, Cartier irrite profondément les amérindiens en leur demandant à toutes les 5 minutes si il se trouve à proximité de la Chine. À deux reprises, le chef Donnacona menace de retourner le canot en direction d'où ils sont partis si il continuait à faire chier. Ceci incite Jacques Cartier à bouder pour presque tout le reste du voyage.

Éventuellement, Cartier, Donnacona, et sa bande de marins peu remarquables arrivent à un endroit que les habitants du coin nomment Hochelaga, qui deviendra plus tard la ville de Montréal. À cette époque tout comme aujourd'hui, Hochelaga est un village plutôt large mais laid et ennuyant, peuplé d'amérindiens prétentieux qui entretiennent collectivement l'illusion qu'ils vivent dans une ville de premier plan au niveau mondial. Cartier entâme son pointage et son appropriation des choses se trouvant aux alentours, puis socialise avec les habitants du village et harcèle sexuellement les femmes présentes (ce qui était permis et encouragé à l'époque).

Après quelques jours, Cartier réalise qu'il ne peut aller plus loin et que la Chine est probablement tout juste un peu plus loin que les rapides que ses bateaux ne peuvent traverser. Il croit même pouvoir sentir l'huile de sésame. Les amérindiens, voulant se payer la tête de Cartier, se mettent tous à le convaincre qu'il est seulement à quelques kilomètres de la Chine. Au cours d'une cérémonie bidon, ils lui donnent des roches et des branches en lui disant qu'il s'agit d'or et de diamants. Les yeux de Cartier s'écarquillent et celui-ci gobe le tout sans poser de questions telle une femme de 47 ans n'ayant plus de relations sexuelles avec son mari depuis quelques années. Les amérindiens sont morts de rire en le voyant repartir vers Stadaconé (plus tard connu sous le nom de la ville de Québec).

De retour à Stadaconé, Donnacona l'averti que l'hiver approche et qu'ils ne seront bientôt plus en mesure de repartir par la mer. Cartier rie d'un rire gras et ridiculise les avertissements du chef en se disant confiant qu'aucune averse de neige et aucun froid ne peut être pire que ceux connus en France. Le lendemain matin, Cartier se réveille en constatant que le fleuve est gelé et que 4 mètres de neige sont tombés au cours de la nuit.

Ce qui suit sont des extraits du journal de Cartier dressant un portrait du dur hiver passé à Stadaconé:


21 Novembre - Ce matin, j'eût tôt fait de me réveiller en faisant face à un paysage totalement changé par rapport à la veille. La merde blanche est partout et en prodigieuse quantité. Nous sommes coincés ici et nous n'avons même pas de films de cul ou de jeu de Monopoly pour passer le temps. Je suis allé à la rencontre de Donnacona plus tôt et celui-ci ne s'est pas gêné de me traiter d'abruti, tout en frappant sur ma même en disant Allô?! Allô?! Y'a quelqu'un au bout du fil? Fort humilié, je revint à l'emplacement de nos navires sur la rivière Saint-Charles. Les peu remarquables, comme je les appelle, étaient affairés à faire des bonshommes de neige en utilisant nos dernières carottes pour leur donner, de manière fort ingénieuse, un pénis. La situation est très humoristique mais potentiellement périlleuse.

30 décembre - Les vivres qui nous restaient ont toutes été dévorées. Les marins, ainsi que moi-même, refusent de manger les carottes conservés par le froid intense qui ont tenu lieu de pénis pour les bonshommes de neige, de peur d'être ridiculisés.

16 janvier - Trois morts depuis le début du mois. Nous sommes désespérément affamés et malades. Donnacona et des habitants de Stadaconé sont venu hier pour nous porter des sacs remplis d'épis de maïs. Un de nos marins a reconnu ceux-ci comme étant des épis ayant fait office de pénis pour le grand nombre de bonshommes de neige que les sauvages ont fabriqué depuis la première neige. Nous n'avons eu d'autre choix que de refuser ce don que l'on croyait au départ généreux. Les relations se détériorent.

2 février - 12 morts au total. Cet après midi je me suis rendu, comme à l'habitude, observer en secret les sauvageonnes qui se changent et prennent une douche après leur pratique de crosse. Après avoir accompli ma besogne, j'ai découvert, en écoutant leurs conversations, qu'il y avait un remède pour le mal qui nous décime depuis le début de l'hiver. Je compte l'essayer dès ce soir.

31 mars - Le climat devient plus chaud de jour en jour. La neige semble commencer à fondre. Il n'y eu aucun mort depuis plusieurs semaines et tout le monde semble être en meilleure forme. Le remède a été efficace. Nous sommes bien nourris puisque j'ai trouvé une pizzeria dans les bois à environ 30 minutes d'ici. Bizarre mais vrai.

16 avril - Il n'y a plus de glace sur le fleuve. J'ai donné ordre à tous de trouver le plus de victuailles possible et de se préparer à partir dès que l'on sera en mesure de le faire. Quel pays de merde. Je ne reviendrai jamais plus ici sauf pour du sirop d'érable.


À la fin de son deuxième voyage, Jacques Cartier remercie gracieusement toute l'aide offerte par les amérindiens durant l'hiver difficile passé à Stadaconé en kidnappant le chef Iroquien Donnacona pour pouvoir le présenter en France comme si c'était un animal de cirque. Notez le look d'enfer de La Grande Hermine à cette époque.

Cartier décide de mettre les voiles le 25 avril. Donnacona est là pour lui souhaiter bon voyage. En le voyant saluer poliment la flotte près du rivage, il décide d'aller à l'encontre de toute norme sociale de base et kidnappe le chef amérindien dans le but de pouvoir le présenter à la France comme si il était un petit animal. Cartier expliqua son geste plus tard en rappelant que le but de son voyage était de ramener quelque chose à François 1er et qu'à la toute dernière minute, il avait failli oublié de le faire. Comme si ce n'était pas assez, Cartier et son équipage montre leurs postérieurs dénudés tout en ricanant et en faisant un doigt d'honneur aux amérindiens amassés sur le rivage, qui pris de panique, regardent impuissants les navires s'éloigner avec leur chef à bord.


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