Jacques Cartier

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« Quiconque me dit ne pas avoir atteint la Chine s’expose à me voir faire une crise. Je suis un explorateur mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas de sentiments, que diable! »
~ Jacques Cartier, dans un bref discours lors de son arrivée sur les rives du Canada
Jacques Cartier
Jacques cartier portrait.jpg
Jacques Cartier arrivé au paradis après sa mort.
Informations générales
Naissance quelque part au 16e, 17e ou 18e siècle
Quelque part en France
Mort plus tard au 16e, 17e ou 18e siècle
Quelque part en France
Nationalité Français
Pseudo(s) Ti-Poil
Rôle(s) Chanteur, brigand, explorateur, voleur de terres officiel du Roi de France
conjoint(e) Mathilda Fessier
Site officiel [1]

Jacques ‘Ti-Poil’ Cartier, né à une date en particulier à un endroit en France (probablement) quelque part au 15e, 16e ou 17e siècle et mort éventuellement plusieurs années après sa naissance à un autre endroit (possiblement), fut un explorateur, un voyou et un ami du Roi Henri IV, . Le pire cauchemar des castors, il fut réputé pour sa grossière incompétence en matière de navigation et sa capacité à centrer l’attention sur lui-même. Il a découvert et volé le territoire qui sera éventuellement nommé «Nouvelle-France» pour le compte de la France, qui, dès le départ au fil des siècles suivants, n’aurait pu s’en battre les couilles davantage.

Naissance et enfance

Jacques "Ti-Poil" Cartier est né à un moment donné il y a longtemps à quelque part en France ou à un autre endroit en Europe... Vivement impressionné par les choses qui flottent sur l'eau, Ti-Poil s'est rapidement intéressé aux bateaux, et en particulier aux marins, avec leurs pantalons ajustés moulant leurs services trois-pièces. Il ne s'agit pas ici d'une blague à saveur douteusement homophobe: Jacques était tout simplement amateur de vêtements bien ajustés et de la vie de marin, qui permettait aux hommes de passer de longs mois ensemble sur la mer.

Adolescence

Cartier avec son gang, illustrés ici en train d’intimider des paysans de Saint-Malo dans le but d’obtenir de l'eau. L'eau n'était pas l'important: intimider des gens était un style de vie pour Cartier et ses acolytes.

Comme tous les adolescents de son époque, Jacques aimait beaucoup écouter de la musique de chambre jouée à tue-tête par des bardes: une phase de rébellion dérangeante et dispendieuse. Un jour, son père en a eu assez et lui a crier d'aller se trouver un emploi sans quoi il allait le dénoncer pour sorcellerie. Pris de panique et ne sachant que faire, Cartier s'enfui et vit pendant un certain temps en tant que membre d'un gang de cavaliers portant des pourpoints en cuir ornés de clous et de slogans peints tels que "anges de l'enfer", "Vivre sans répit et rendre l'âme en bas âge", "Anarchie à Saint-Malo" ou "Baroque's not dead". Le reste de son adolescence et de sa jeune vie d'adulte se déroule exactement comme le scénario du film "The Wild One" (v.f. L'équipée sauvage, 1953) avec Marlon Brando, en substituant les motocyclettes pour des chevaux.


Henri IV et son plan

Éventuellement, Jacques rencontre le roi Henri IV dans un débit de boisson. D'entrée de jeu, le regard illuminé, ce dernier révèle subitement à Cartier qu'un jour, une autoroute portera son nom. Extrêmement saoûl, le roi paie toute la soirée des tournées de "shots" pour tout le monde. Il s'approche de Jacques et le traite soudainement comme si il était son meilleur ami, bien qu'il ne l'ait jamais vu ailleurs ou même parlé avant son affirmation précédente au sujet d'une autoroute. Il parle sans arrêt à haut volume à quelques centimètres seulement du visage de Cartier. Il lui demande tour à tour si il comprend les femmes, pleure en révélant avoir l'impression d'avoir raté sa vie, devient belliqueux lorsqu'il soupçonne Cartier de se croire meilleur que lui, puis redevient subitement extrêmement euphorique lorsque des bardes jouent sa chanson préférée, ne laissant jamais à Jacques Cartier l'opportunité de répliquer ou de s'enfuir pendant tout ce temps. Ce n'est qu'après qu'il soit allé s'endormir sur le siège de la latrine que Jacques trouve l'occasion de s'enfuir. Toutefois, Jacques doit retourner au débit puisqu'il a oublié de voler la coupe dans laquelle il avait bu son vin: un projet qu'il caressait depuis plusieurs heures déjà. Au moment où il revient à l'intérieur, Henri IV retourne soudainement des chiottes et, ne réalisant pas que Jacques l'avait abandonné, se met à parler sérieusement avec lui d'un plan, marquant ainsi encore un autre changement soudain d'humeur royale.

Le plan (Premier voyage)

Jacques Cartier se mettant tout de suite à l’oeuvre en débarquant à Gaspé

«Prends mon bateau, rends toi le plus loin possible sur l'océan et après ça reviens ici», dit Henri IV. La réponse de Jacques demeure une perle parmi la pléiade de citations historiques qui font toujours écho aujourd'hui: «OK», rétorque-il sur un ton légèrement indifférent.

C'est à un moment quelconque de l'année mille-cinq-cent-whatever que Jacques prend le large avec un équipage de gens peu remarquables qui n'ont pas passé à l'histoire. La Grande Hermine vogue sur les eaux de l'Atlantique avec seulement du plomb à bord, le plomb à l'époque étant utilisé pour tout: manger, se brosser les dents, boire, se laver, les draps étaient fait en plomb, on mettait du plomb dans des pipes pour le fumer etc.

Après plusieurs semaines en mer, un des ploucs qui ne passera pas à l'histoire s'écrie «terre à l'horizon». Cartier est alors convaincu qu'il vient d'atteindre la Chine et devient extrêmement irritable lorsque quiconque ose mettre cette croyance en doute, ruinant  pour tout le monde l'ambiance du voyage qui jusqu'ici avait été plutôt agréable.

Ils débarquent près d'un endroit qui sera éventuellement nommé Gaspé. Cartier se met aussitôt à l'ouvrage: il pointe des choses et déclare que c'est à lui. «Ce buisson est à moi», «Cet arbre est à moi», «Cette plage est à moi», «Ce brin d'herbe est à moi»... Une tâche épuisante mais essentielle pour tout explorateur européen à cette époque. Il continue à inventorier verbalement tout ce qui lui appartient pendant toute la nuit suivante. Ce n'est qu'à l'aube qu'il a accomplit son devoir et qu'il peut enfin parler aux gens en apparence natifs de l'endroit.

Compte-rendu du premier échange entre Cartier et les Amérindiens:

«Mesdames, Messieurs, animaux divers, comme vous l'avez probablement deviné, tout ce qui est ici dans un rayon de 1000 km est à moi parce que je l'ai dit».

— Monsieur, répliqua le chef des amérindiens dans un français plus raffiné que celui de Cartier, nous vivons sur ce continent et dans ces alentours depuis des millénaires. Vous ne pouvez pas décider que tout vous appartient comme ça sur un coup de tête!

— Est-ce que vous-mêmes ou un de vos ancêtres a déjà fait l'exercice de pointer des choses et de les déclarer ensuite comme étant sa propriété?

— Euh... non, pas à ce que je sache.

— Sucka!! Alors, selon la loi sur les règlements, tout m'appartient! Et en plus je suis catholique.


Le chef amérindien, bouche bée face à l'implacable argumentaire de Cartier, n'aura d'autre choix que de concéder tout le territoire dans un rayon de 1000 km à la France. Il s'agit là d'une erreur coûteuse qui a toujours des répercussions aujourd'hui pour les communautés autochtones du Canada. Si le chef avait simplement menti en répondant par l'affirmative, Cartier aurait été forcé de refaire tout l'exercice de pointage (cette fois en déclarant les choses comme n'étant pas sa propriété) pour ensuite se voir obligé de repartir en bateau sans qu'aucun européen ne puisse jamais revenir tenter le même stratagème.

En 1998, le premier ministre Canadian Jean "face de batte" Chrétien a refusé de s'excuser aux Premières Nations pour l'issue lourde de conséquences de cette rencontre. Il a cependant tenu à remercier longuement les membres de celles-ci en leur rappelant que si ils«[...] n'avaient pas concédé le territoire, Cartier aurait été obligé de passer une autre nuit blanche à annuler toutes les déclarations qu'il avait faites la nuit précédente. Ceci aurait vraiment été épuisant pour Cartier qui, en plus, venait tout juste de faire un long voyage et était conséquemment déjà très fatigué. Ce qui est arrivé cette journée là est donc le dénouement le plus souhaitable qui aurait pu avoir lieu pour tous les partis impliqués. Le Canada vous en remercie». Le dossier est aujourd'hui considéré clos.


Deuxième voyage

François Ier réalise qu'il est le roi de France de l'époque tout juste avant le deuxième voyage de Cartier. Henri IV se voit contraint de retourner régner dans ce qui est alors le futur.


François 1er réalise qu'il est le roi durant cette époque et vient voir Cartier après être allé se procurer des kilogrammes d’opium et des filles de joie. Il lui demande de retourner où il est allé et de lui ramener un souvenir. Pour son deuxième voyage, Cartier, voulant éviter la mer, décide de prendre l’avion pour se rendre au Canada. Il se présente dans un champ à quelques kilomètres au nord des fortifications de Paris et réalise que l’aéroport Paris-Charles-De-Gaulle n'a pas encore été construit. Troublé, il se demande «qu'est que Paris-Charles-De-Gaulle, ou un aéroport, ou un avion »? « GnnaaaaaAAAAAAh!! » S'écrit Cartier en massant son front. Au moment où il allait finalement reprendre le dessus sur sa confusion, il voit défiler devant ses yeux en un instant les 400 prochaines années à cet endroit puis, il perd connaissance. Il ne reprend conscience que quelques heures plus tard à 3 mètres au dessus du sol, dans un endroit qui lui est parfaitement étranger.

Après avoir fait une chute de 3 mètres, il réalise qu'il est possiblement au Canada, puisqu'il croit reconnaître la végétation et des gens ressemblant aux « sauvages » qu'il avait rencontrés lors de son premier voyage. Exactement au même moment, la flotte française qu'il était sensé commander arrive sur une large rivière qui coule devant lui. Ils sont tout aussi confus qu'il peut l'être lui-même. Malgré tout, Cartier tente tant bien que mal d'oublier cet incident de nature surnaturelle et se met à l'oeuvre encore une fois en pointant tout ce qui se trouve autour de lui, tout en déclarant une fois de plus que ces choses lui appartiennent.

Stadaconé (Ville de Québec)

Il demande aux amérindiens comment se nomme l'endroit. Ceux-ci rétorquent « Stadaconé », qui en langue algonquienne veut dire « Heille le blanc, t'es mieux de retourner dans ton bateau au plus criss pis de jamais revenir icitte tabarnac », ce qui en français de France veut dire « Hé connard de visage pâle, regagne ton embarcation et, du coup, retourne d'où tu viens sans jamais remettre les pieds ici. Tu piges, ducon? » (traduction nécessaire puisque les français font généralement semblant de ne pas comprendre le français québécois, juste pour faire chier et pour ne pas faire d'efforts).

Hochelaga (Montréal)

Durant ce deuxième voyage, Cartier irrite profondément les amérindiens en leur demandant à toutes les 5 minutes si il se trouve à proximité de la Chine. À deux reprises, le chef Donnacona menace de retourner le canot en direction d'où ils sont partis si il continuait à faire chier. Ceci incite Jacques Cartier à bouder pour presque tout le reste du voyage.

Éventuellement, Cartier, Donnacona, et sa bande de marins peu remarquables arrivent à un endroit que les habitants du coin nomment Hochelaga, qui deviendra plus tard la ville de Montréal. À cette époque tout comme aujourd'hui, Hochelaga est un village plutôt large mais laid et ennuyant, peuplé d'amérindiens prétentieux qui entretiennent collectivement l'illusion qu'ils vivent dans une ville de premier plan au niveau mondial. Cartier entâme son pointage et son appropriation des choses se trouvant aux alentours, puis socialise avec les habitants du village et harcèle sexuellement les femmes présentes (ce qui était permis et encouragé à l'époque).

Cartier: quel abruti!

Après quelques jours, Cartier réalise qu'il ne peut aller plus loin et que la Chine est probablement tout juste un peu plus loin que les rapides que ses bateaux ne peuvent traverser. Il croit même pouvoir sentir l'huile de sésame. Les amérindiens, voulant se payer la tête de Cartier, se mettent tous à le convaincre qu'il est seulement à quelques kilomètres de la Chine. Au cours d'une cérémonie bidon, ils lui donnent des roches et des branches en lui disant qu'il s'agit d'or et de diamants. Les yeux de Cartier s'écarquillent et celui-ci gobe le tout sans poser de questions telle une femme de 47 ans n'ayant plus de relations sexuelles avec son mari depuis quelques années. Les amérindiens sont morts de rire en le voyant repartir vers Stadaconé (plus tard connu sous le nom de la ville de Québec).

Cartier: imbécile et fier

De retour à Stadaconé, Donnacona l'averti que l'hiver approche et qu'ils ne seront bientôt plus en mesure de repartir par la mer. Cartier rie d'un rire gras et ridiculise les avertissements du chef en se disant confiant qu'aucune averse de neige et aucun froid ne peut être pire que ceux connus en France. Il empoigne même Donnacona par la tête et lui frotte le crâne vigoureusement avec son poing tout en continuant de le ridiculiser. Le lendemain matin, Cartier se réveille en constatant que le fleuve est gelé et que 4 mètres de neige sont tombés au cours de la nuit.

Ce qui suit sont des extraits du journal de Cartier dressant un portrait du dur hiver passé à Stadaconé:


21 Novembre - Ce matin, j'eût tôt fait de me réveiller en faisant face à un paysage totalement changé par rapport à la veille. La merde blanche est partout et en prodigieuse quantité. Nous sommes coincés ici et nous n'avons même pas de films de cul ou de jeu de Monopoly pour passer le temps. Je suis allé à la rencontre de Donnacona plus tôt et celui-ci ne s'est pas gêné de me traiter d'abruti, tout en frappant sur ma même en disant « Allô?! Allô?! Y'a quelqu'un au bout du fil ?» Fort humilié, je revint à l'emplacement de nos navires sur la rivière Saint-Charles. Les peu remarquables, comme je les appelle, étaient affairés à faire des bonshommes de neige en utilisant nos dernières carottes pour leur donner, de manière fort ingénieuse, un pénis. La situation est très humoristique mais potentiellement périlleuse.

30 décembre - Les vivres qui nous restaient ont toutes été dévorées. Les marins, ainsi que moi-même, refusent de manger les carottes conservés par le froid intense qui ont tenu lieu de pénis pour les bonshommes de neige, de peur d'être ridiculisés.

16 janvier - Trois morts depuis le début du mois. Nous sommes désespérément affamés et malades. Donnacona et des habitants de Stadaconé sont venu hier pour nous porter des sacs remplis d'épis de maïs. Un de nos marins a reconnu ceux-ci comme étant des épis ayant fait office de pénis pour le grand nombre de bonshommes de neige que les sauvages ont fabriqué depuis la première neige. Nous n'avons eu d'autre choix que de refuser ce don que l'on croyait au départ généreux. Les relations se détériorent.

2 février - 12 morts au total. Cet après midi je me suis rendu, comme à l'habitude, observer en secret les sauvageonnes qui se changent et prennent une douche après leur pratique de crosse. Après avoir accompli ma besogne, j'ai découvert, en écoutant leurs conversations, qu'il y avait un remède pour le mal qui nous décime depuis le début de l'hiver. Je compte l'essayer dès ce soir.

31 mars - Le climat devient plus chaud de jour en jour. La neige semble commencer à fondre. Il n'y eu aucun mort depuis plusieurs semaines et tout le monde semble être en meilleure forme. Le remède a été efficace. Nous sommes bien nourris puisque j'ai trouvé une pizzeria dans les bois à environ 30 minutes d'ici. Bizarre mais vrai.

16 avril - Il n'y a plus de glace sur le fleuve. J'ai donné ordre à tous de trouver le plus de victuailles possible et de se préparer à partir dès que l'on sera en mesure de le faire. Quel pays de merde. Je ne reviendrai jamais plus ici sauf pour du sirop d'érable.


À la fin de son deuxième voyage, Jacques Cartier remercie gracieusement toute l'aide offerte par les amérindiens durant l'hiver difficile passé à Stadaconé en kidnappant le chef Iroquien Donnacona pour pouvoir le présenter en France comme si c'était un animal de cirque. Notez le look d'enfer de La Grande Hermine à cette époque.

Cartier autiste?

Cartier décide de mettre les voiles le 25 avril. Donnacona est là pour lui souhaiter bon voyage. En le voyant saluer poliment la flotte près du rivage, il décide d'aller à l'encontre de toute norme sociale de base et kidnappe le chef amérindien dans le but de pouvoir le présenter à la France comme si il était un petit animal. Cartier expliqua son geste plus tard en rappelant que le but de son voyage était de ramener quelque chose à François 1er et qu'à la toute dernière minute, il avait failli oublié de le faire. Comme si ce n'était pas assez, Cartier et son équipage montre leurs postérieurs dénudés tout en ricanant et en faisant un doigt d'honneur aux amérindiens amassés sur le rivage, qui pris de panique, regardent impuissants les navires s'éloigner avec leur chef à bord.

Top ten et décès de Donnacona

Cartier arrive en France quelques semaines plus tard. Il part en tournée avec Donnacona à travers la France et vend des médaillons promotionnels en cuivre de l'événement, ce qui lui rapporte une fortune considérable. Le succès est foudroyant. Plus de 20 millions d'albums vendus en France seulement, trois succès consécutifs au Top 10 qui y resteront pendant des mois. Les célébrations sont de courte durée puisque Donnacona meurt d'une overdose de camembert et de pain baguette le 3 février de l'année suivante. En tant dignitaire étranger ayant été kidnappé, Donnacona est enterré avec tous les honneurs qui lui sont dûs sous le pavé d'une rue à Paris.

Cartier 3: VOYAGE ULTIME

Suite au décès de Donnacona, Cartier demande une audience avec François Ier, qui entre-temps est devenu fan invétéré du duo Cartier-Donnacona nommé Carnaconadonnatier. Cartier est fort mal-à-l'aise de voir toutes les affiches et produits dérivés de son groupe qui sont fièrement exposés dans la salle du trône. "Quel ringuard", pense-t-il.

Totalement enivré par son succès artistique et désireux de pousuivre son train de vie de baroque star, Cartier fait savoir au Roi qu'il veut retourner à Stadaconé. Le but est de faire là-bas un concours pour trouver la prochaine star qui saura éblouir la France. François Ier est outré par cette proposition, puisque, pour lui, personne ne pourra jamais remplacer le doigté extraordinaire de Donaconna à la basse et l'émotion dans sa voix unique. Cartier lui fait toutefois miroiter en le Canada, une colonie qui pourrait fournir un lot infini de vedettes de la chanson pour la France. 

« Avez-vous déjà vu un village amérindien Monsieur 1er? Les hommes sont sculptés au couteau et montés comme des taureaux tandis que les femmes sont tellement bien roulées que c'est à se demander si leur dieu, nommé Manitou, fume régulièrement des joints de marijuana. Vous saisissez la blague? Vous saisissez? Si vous m'envoyez au Canada à nouveau, je vous donnerai 15% de toutes les recettes des vedettes que je ramènerai de ce lieu distant ».

N'étant pas du tout un fin négociateur le roi répondit:

« Alright, Yeah! (Le roi fit ensuite quelques sons de air guitar) Je vous enverrai une fois de plus au Canada. Servez-vous dans ma piscine remplie de pièces d'or. J'impose toutefois les conditions suivantes: vous devrez être accompagné du dénicheur de talent Jean-François De La Rocque, sieur de Roberval et de ses assistants et assistantes. Vous devrez également construire sur place un studio d'enregistrement et de danse pour que les sauvages que vous ramènerez ici soient déjà prêts à en jeter grave dès qu'ils poseront le pied sur notre continent. Ouh-Wah-ah-ah-ah »!


Cartier accepta ces termes généreux et leva les voiles une fois de plus quelques jours seulement après cette rencontre et après avoir sniffé une track de poudre avec Frankie Boy.

Une traversée « rock 'n' roll »

Or, la traversée de l'Atlantique s'avère houleuse (ha!ha!). Cartier a rapidement accepté l'offre du Roi, mais, dans son excitation, il a négligé le fait que cela allait le forcer de se réunir avec son pire ennemi (Quel crétin!). Tout au long du voyage, Roberval et Cartier s'insultent mutuellement à partir de leur navire respectif avec des portes-voix faits d'écorce de bouleau. Les deux hommes sont effectivements plongés au sein d'un différend fort amère après que Cartier ait accidentellement incendié le manoir de Roberval en y mettant le feu volontairement.

Ce n'est qu'une fois arrivé à Stadaconé que Cartier et Roberval ont finalement pu en venir aux coups: la toute première chose effectuée en débarquant (sous le regard confus des amérindiens). Les peu remarquables de Cartier, les assistants de Roberval et les Amérindiens socialisent candidement autour des deux combattants en pariant sur celui qui en sortera vainqueur. Après avoir battu Roberval deux fois et perdu une seule fois, Cartier est en mesure d'effectuer un «Finish Him» qui met fin une fois pour toutes à la bagarre. Roberval, son coeur battant élevé triomphalement par la main de Cartier, est obligé de reconnaître sa défaite et de déclarer l'incident clos. Quel nul.

« Donnie est où, criss?! »

Le paiement de l'argent des gageures est financièrement dévastateur pour les amérindiens, qui avaient à tort privilégié Roberval dans leur pari. Plusieurs se voient forcés de négocier une deuxième hypothèque sur leur maison longue. Petit à petit, des tensions non-négligeables s'installent entre les européens et les habitants de l'endroit.

Tout cela n'est que le début d'une cohabitation extrêmement difficile pour les deux peuples. Un jour, alors que les français s'affairaient à ériger les fondations du futur studio d'enregistrement près de la rivière Saint-Charles, un des amérindiens réalisa que Donnacona n'était pas revenu avec eux tel que promis poliment lors du kidnapping trois ans plus tôt.

Avec cette réalisation vint la frustration, doublée de demandes d'explications. La colère commença à prendre une ampleur inquiétante dans le village. Le manuel des marins français de l'époque était clair au sujet de la procédure à suivre pour passer à travers une telle crise: siffler, regarder en l'air et faire semblant d'être occupé à faire quelque chose.

Les efforts soutenus des français pour faire comme si de rien n'était et pour prétendre avoir un rendez-vous important dans le but d'éviter d'avoir à répondre à une question gênante furent exécutés avec habileté, mais ne donnèrent aucun résultat positif. Bientôt, la grogne fut telle qu'il fallu lever le camp et chercher un autre lieu pour construire les installations.

Fondation d'une future plaie urbaine peuplée par des morons

Peu inspirés, Cartier et Roberval remontèrent légèrement le Saint-Laurent et décidèrent sans aucun enthousiasme de s'établir sur un cap laid surplombant la rivière Cap-Rouge. De nos jours, cet endroit est connu comme étant le secteur de Cap-Rouge: une banlieue médiocre de la ville de Québec où les gens les moins intéressants viennent échoir leurs vies ternes au sein d'un grotesque et hideux conglomérat de maisons unifamiliales dépourvues d'âme. Les amérindiens de l'époque appelaient cet endroit «Agg...». Les points de suspensions font partie du terme, puisqu'il ne s'agit pas d'un mot complet. Ceux-ci trouvaient le lieu tellement peu remarquable qu'ils ne l'ont nommé qu'à moitié et ne se sont jamais donné la peine de finir la tâche. Bref, Cartier et Roberval se mirent immédiatement à l'oeuvre construisirent un studio d'enregistrement et un studio de danse entouré d'une palissade en bois.

Les deux hommes se rendirent toutefois compte rapidement que le plan initial était voué à l'échec puisque les relations tendues avec les amérindiens ont fait en sorte que seuls les candidats les moins intéressants se présentèrent aux auditions. La plupart du talent local avaient dès lors décider de boycotter l'initiative française, privilégiant la mise sur pied d'un label de disque et d'un star-système local. Une aventure moins payante pour les compatriotes de Donnacona mais ultimement plus satisfaisante pour la fierté et l'économie locale.

L'hiver de trop

C'est donc en écoutant à distance les échos d'événements culturels de première qualité provenant de Stadaconé que les français passèrent un autre hiver rigoureux et dévastateur, enfermés dans leurs studios vides.

Tel un sinistre branleur, Cartier, encore une fois, ne put faire autre chose que d'écrire dans son journal pendant tout l'hiver:


30 décembre - Hier soir, j'ai entendu au loin la prestation musicale d'un des  fils de Donnacona. Son jeu de bâton de pluie était irréprochable et il a su enchaîner succès après succès, ainsi que des reprises de chansons superbement exécutées. Les éclaireurs que j'ai envoyé pour observer le spectacle à distance ont parlé d'une foule fort nombreuse et extrêmement enthousiaste. Le yeux brillants, ils m'ont parlé de costumes flamboyant, de pyrotechnie et de projections multimédia comme ils n'en avaient jamais vus auparavant.

5 janvier - J'ai tenté ce soir de m'infiltrer parmi les spectateurs du concert tant attendu de Stadaconé Village du Rock. Malheureusement, mon déguisement de sauvage fut automatiquement repéré et ce n'est que In Extremis que j'ai réussi à revenir ici sain et sauf.

10 janvier - J'ai formé un groupe avec quelques résidents de Charlesbourg-Royal. 18 personnes sont mortes depuis deux semaines, dont une qui savait jouer de la batterie. Quelle merde.

3 mars - Il y a quelques jours, nous avons envoyé une demande pour faire partie des groupes qui seront du prochain spectacle chez les sauvages. On nous a fait parvenir une note dans lequelle il est écrit que nous étions talentueux et prometteurs, mais que notre musique n'était pas représentative du son qu'ils recherchent en ce moment. Le tout était extrêmement bien formulé et poli, mais ce fut tout de même un revers dur à accepter pour mes musiciens et moi-même. 35 décès depuis janvier... si on ne compte pas mes rêves et aspirations en tant que musicien.

10 avril - Une rumeur a circulé toute la semaine voulant que le label des sauvages soit intéressé à signer des artistes provenant de Charlesbourg-Royal. L'excitation était palpable jusqu'à ce que je me rende au siège social dudit label, situé dans le village de Stadaconé. Un des représentants m'a informé que la rumeur n'était pas fondée et que, malgré qu'ils aient reçu plusieurs démos de notre part, aucun n'a réellement su attirer leur intérêt. J'étais souriant et volubile lors de la rencontre mais lorsque je suis parti, je me suis mis à pleurer à chaudes larmes en maudissant le ciel et ma mère de m'avoir mis au monde. Quelle amère déception!

20 avril - Je n'ai plus rien à faire ici. Ma carrière est terminée, j'ai épuisé toutes mes options. Je retourne en France avec la poignée de peu remarquables qui ne sont pas morts durant l'hiver.


HOSTIE D'CANADA À' MARDE TABARNACRISS-CÂLICE !!

Peu après, Cartier mis les voiles pour la France, laissant le studio d'enregistrement à l'abandon. Informés à la dernière minute du départ des Français, les amérindiens ajoutèrent l'insulte à l'injure en mettant sur pied un spectacle improvisé dans le but de narguer la flotte de Cartier lorsqu'elle passa devant Stadaconné.

Jacques Cartier invente le style emo:

« Les chorégraphies étaient tellement exquises, la musique tellement sublime. C'était comme voir et entendre Dieu m'humilier au moyen d'un terrible conflagration d'esthétisme et d'arrangements musicaux imprégnés jusqu'à saturation d'un talent habituellement inaccessible aux mortels en ce bas-monde. Plus qu'un chef d'oeuvre: un témoignage du génie artistique amené au paroxysme de toute prouesse humainement possible. Une vision à la fois euphorique et complètement dévastatrice. Le noir et le néant; lourds, intenses, se substituent à ce qui restait de mon âme en lambeaux. Maudit soit le jour où je mis le pied sur les rives du Canada. Maudits soient ces divins sauvages et leur talent inestimable que je n'aurai jamais. La dépression est au seuil de la porte de mon âme déchue et elle vient me demander si elle peut dormir sur mon sofa pendant quelques semaines ».


Cartier rencontra Roberval sur son chemin en retournant vers la France. Celui-ci lui ordonna de retourner à Charlesbourg-Royal. « Phoque iou » , répliqua Cartier. « Si tu tiens absolument à ce que je retournes là-bas, force-moi à le faire, sinistre connard de merde »! Une réplique tellement célèbre qu'elle est ensuite devenue la devise du Canada. « Comment ça tu parles comme un français fif du vingt-et-unième siècle ciboire? On est au 16e siècle tabarnac! ». Telle furent les derniers mots hurlés à Cartier par Roberval, qui passa ensuite quelque heures à le pourchasser. Hélas! Sans succès: bientôt son bateau fut à bout de souffle, en panne d'essence et sa pile chargée à seulement 2%. Il fallait donc abandonner pour trouver du foin et de l'eau fraîche, de l'essence et une prise électrique. Si ça n'a aucun sens pour vous, dites-vous bien que vous ne savez pas comment les navires fonctionnaient à l'époque et que moi je le sais. Est-ce que cela est bien compris, bittes-molles?


Retour en France et décès

Une fois revenu en France, Cartier découvrit avec douleur que son groupe de musique était désormais jugé comme étant ringuard. Plus personne ne le reconnaissait dans la rue. Aucun peintre ou dessinateur paparazzi pour violer son intimité.

On ne sait que peu de choses sur les dernières années de vie de Jacques Cartier. Il se retire à Moulinsart avec le professeur Tournesol, Nestor et La Castafiore. Avant de mourir, il publie des B.D. illustrant ses trois voyages, soit: Les Bijoux de Donnacona (1545), Les Deux Boules de Crystal (1547) (Crystal étant le nom de la fille de Donnacona) et Traversée de l'Atlantique Nord 714 pour Stadaconné (1549).

Cartier meurt éventuellement quelque part au 16e ou 17e siècle en tentant d'aller lui-même régler une panne de courant en grimpant sur un poteau de ligne électrique avec un outil en acier durant un orage.

Legs de Cartier au monde civilisé

À sa demande, ses ossements furent éventuellement transportés par Samuel de Champlain lors de son premier voyage au Canada en seize-cent-quelque-chose. Il fut réenterré sur l'île qui s'appelle aujourd'hui "Oak Island", située sur la côte de la province Canadienne de la Nouvelle-Écosse. Son corps repose à 3400 mètres de profondeur sous l'île dans une voûte dorée qui contient d'autres artéfacts de grande valeur dont: l'arche d'alliance, les manuscripts perdus de Shakespeare, le Saint Graal, l'épée Excalibur, les enregistrements master de toutes les chansons des Beatles, le trésor d'Ali Baba, la fortune de Picsou, le corps de Jimmy Hoffa, l'or des Confédérés et bien d'autres trésors inestimables. Nommez n'importe quel artéfact légendaire qui n'a pas encore été retrouvé: il est sans l'ombre d'un doute dans cette voute gardée par des chevaliers immortels de l'Ordre du Temple.


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